Tu l’as compris, c’est une recette nostalgie, une recette du temps d’avant, une recette de « là-bas ».
Ce « là-bas » là n’est pas celui de « l’Invitation au Voyage » de Baudelaire, ici pas d’ordre, pas de luxe ni de calme, mais quand même de la beauté et de la volupté.
Là-bas, c’est un paradis, plein de maisons blanc dragée, de soleil jaune Van Gogh, de mer bleu outremer, une lumière presque palpable à force d’intensité…
Bon c’est un blog de cuisine, ou quoi ?
Alors, on y va pour la recette.
Pour 2 personnes :
-120, 140g de semoule de couscous moyenne, (en fait c’est de la semoule précuite) ;
-5 ou 6 gousses d’ail ;
Tu mets la semoule dans un saladier avec un peu de sel et de l’eau (un verre, un verre 1/2 de cantine, le fameux,
l’incomparable de 12,5cl).
Pendant ce temps tu épluches tes gousses d’ail puis tu les éminces en lamelles.
Dans une poêle, tu les fais sauter dans un peu d’huile.
Tu rajoutes la semoule qui, entre temps, s’est réhydratée et a absorbé toute l’eau.
Tu fais réchauffer quelques minutes en remuant pour bien répartir l’ail.
Tu peux utiliser un reste de couscous, c'est à dire un reste de semoule, que t'y en as fait trop, que les gens y
ont mangé la viande et les légumes, et y t'ont laissé la semoule, tu vois? Comme ça la semoule, pas besoin d'être réhydratée, elle va direct dans la poêle avec l'ail.
Dans la vraie recette, on utilise de la semoule crue. Après avoir fait sauter l’ail, on ajoute de l’eau (je sais pas trop la quantité), et à ébullition, on ajoute la semoule, on baisse le feu, et on fait cuire, sans cesser de tourner avec une cuillère en bois, un peu comme pour une polenta, sauf qu’à la fin ça ne ressemble pas du tout à la polenta car ici les grains sont bien détachés comme dans le couscous.
Comme je n’arrivais pas à obtenir un résultat satisfaisant, j’ai simplifié la recette et là c’est inratable !
Cette recette s’accompagne de poivrons frits, de longanisse ou de soubressade (saucisses piquantes que l’on fait griller ou frire, mais que l’on peut aussi manger tel quel), de sardines salées (sardines crues conservées dans le sel), etc.
Pour ma part je les accompagne de tomates à la provençale, va voir la
recette dans la catégorie "Mon pote âgé" (n°6) et des sardines à l’huile(en boite"Le Connétable" ou "Capitaine Cook"), le plus souvent.
Ma grand-mère, elle, faisait frire des poissons : merlans ou sardines, la plupart du temps.
A l’origine c’est un plat espagnol à base de pain rassis ou dur (migas ça veut dire miettes). On découpe le pain
en petits morceaux, on le fait tremper dans l’eau. On l’essore, puis on l’imprègne d’huile, et on le fait sauter dans une poêle, avec de l’ail.